• Rien ne presse…

    Au Canada, on estime que 25 % à 50 % des travailleurs expérimenteront, un jour, un épuisement professionnel communément appelé le burnout.  À mon avis, il s’agit-là d’un nombre beaucoup trop élevé.  Peut-être faîtes-vous partie de ces tristes statistiques… En ce qui me concerne, j’ai vécu mon premier burnout en 2009.  Comme si je n’avais rien compris la première fois, j’ai failli en faire un deuxième en juillet 2019.  Je me souviens que, la nuit, alors que je tapotais les touches de mon clavier pour terminer la programmation des émissions de webtélé, je rêvais de liberté.  Pire, je me souviens que, un matin, assise sur mon lit, la tête entre…

  • Changer le rouge en or

    En tant que citoyenne du monde vivant dans une zone rouge, comme tous les nouveaux projets, publier un livre en temps de pandémie n’est vraiment pas simple…  Bébé en main, j’ai longtemps hésité entre le fait de le publier maintenant ou d’attendre au printemps.  Toutefois, la belle saison m’apparaissait tellement loin!  Indécise, j’ai quand même décidé de le publier maintenant. Il en va de même pour le lancement…  Une fois de plus, j’ai longtemps hésité entre le fait d’organiser un lancement virtuel ou de ne pas en organiser du tout.  Pour être honnête avec vous, je ne me sens pas vraiment à l’aise avec l’orchestration d’une série de vidéos insipides. …

  • Accepter son histoire telle qu’elle est

    Je ne sais pas pour vous, mais, en ce qui me concerne, il fut un temps où, malgré mes journées fort occupées, il m’arrivait souvent de ressentir un vide.  Il s’agit d’un sentiment bien difficile à expliquer…  En fait, je ressentais comme un grand trou sans fond au milieu de la poitrine.  Ce sentiment est aussi contradictoire, car comment est-il possible de ressentir quelque chose qui ne contient rien?  Et pourtant…  Dès lors, comme certains se perdent dans l’alcool, la drogue, le sexe, le jeu ou le magasinage, j’ai trouvé asile dans la nourriture.  Pour combler ce vide, j’ai rempli mon ventre à coup d’orgies alimentaires jusqu’à souffrir d’hyperphagie, un…

  • Les yeux que l’on ferme voient encore

    Au VIIe siècle avant J.-C., Hérédote, le seul marchand de vin de la région, a fait sa fortune en important, par la voie navale, le liquide sacré, cultivé dans la plaine de Bekaa, à Phénicie, une civilisation qui s’est épanouie dans la façade méditerranéenne.  Un jour, malgré l’indéniable talent de ses marins, traversant la Méditerranée d’est en ouest, une attaque ennemie a fait couler le navire dans la mer laissant Hérédote arraché de ses milliers de cuves de vin.  Désœuvré, l’homme a trouvé refuge chez son père, Agénor, qui habitait dans la montagne. Père, j’ai tout perdu!  Mon navire, mes hommes, ma marchandise… Tout! Es-tu certain de cela, mon fils?…

  • Reculer pour mieux rebondir

    Avez-vous déjà remarqué ce que font les chats lorsqu’ils veulent sauter?  Ils commencent par fixer leur objectif, reculent de quelques centimètres, se secouent le bas du dos puis, en un seul bond, se propulsent en hauteur.  Le choc d’atterrissage étant amorti par les coussinets de leurs pattes.  De cette façon, ils peuvent sauter jusqu’à 150 centimètres!  Quelle agilité!  « Vivre, ce n’est jamais que reculer pour mieux sauter. » a écrit Jacques Sternberg, un célèbre auteur belge francophone.  Afin d’immortaliser cette citation, peut-être s’est-il inspiré de la stratégie du chat…

  • C’est souvent la dernière clé du trousseau qui ouvre la porte

    Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, j’ai souvent changé d’emplois.  Plus jeune, j’ai eu de petits postes dans de grandes organisations.  Plus tard, j’ai eu de grands postes dans de petites organisations.   Puis, un jour, pour créer des projets encore plus grands, j’ai décidé de démarrer mon entreprise. À chaque emploi, tremblotante, je tenais dans ma main la clé qui allait m’ouvrir la porte du Monde.  De toute évidence, cette clé allait me donner la chance extraordinaire d’exprimer l’immensité de mon talent.  Chaque fois, j’ai été déçue de constater qu’il ne s’agissait pas de la bonne clé.  En fait, j’avais toujours le sentiment de…

  • Marquer le Monde à sa façon

    Je vous l’ai déjà raconté, j’avais 19 ans lorsque j’ai lu, pour la première fois, le livre L’Alchimiste de Paulo Coelho.  Une seule phrase avait alors marqué mon imaginaire : «Quand tu suis ta légende personnelle, l’Univers conspire à tout mettre en place pour que tu y arrives.»  Ce jour-là, j’ai compris que j’étais destinée à réaliser de grandes choses.

  • Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue

    Cette citation de Victor Hugo, toujours actuelle, a sans doute marqué la conscience sociale.  Et la mienne… En effet, pour ceux et celles qui ne le savaient pas encore, en juillet dernier, j’ai fermé mon entreprise, Les Inspiratrices, pour me consacrer à ma carrière d’écrivaine.  Même si tout allait bien, depuis plusieurs mois, j’y pensais sans cesse sans, toutefois, être capable de passer à l’action.

  • L’amour. Toujours l’amour.

    Vous en conviendrez, l’amour est vital.  Il naît dès que le regard de la mère se pose sur son enfant lorsque celle-ci le prend dans ses bras pour la toute première fois.  Comme l’air et le sein, le nouveau-né ne peut vivre sans amour.  Il en sera ainsi pour toute sa vie… Autrefois souhaité, passionné, enflammé, libre, inconditionnel, fidèle, tendre, l’amour change.   Il se solidifie ou se détache.  Au pire, il devient une arme  de manipulation, de honte, de condition, de persécution, de vengeance.  Il peut mourir.  Au mieux, il se transforme en baguette magique qui motive, guérit, soulève, apaise et ressuscite.  Il se multiplie.

  • De guerrière à bergère

    Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, j’ai toujours été reconnue pour être une battante.  Comme tout le monde, j’ai eu mon lot d’épreuves et, chaque fois, je me suis relevée encore plus forte.  Une véritable guerrière de la vie!  D’ailleurs, j’y ai longtemps trouvé une certaine valorisation dans ce qualificatif.