Les traditions pour ne jamais oublier…

Le 14 novembre prochain, j’aurai 49 ans et demi.  Sourire en coin, peut-être que cette confidence vous semble ridicule… Au fond, qui se soucie des demi-années?

En fait, il s’agit d’une tradition créée par ma mère lorsque j’étais enfant.  Toujours dans le souci de me gâter davantage et de me fêter, elle avait inventé les demi-fêtes pour me faire plaisir.  Au début, j’avoue que j’étais bien heureuse de recevoir, chaque année, un cadeau, un repas au restaurant et une carte de souhaits supplémentaires.

Avec le temps, je me suis lassée de cette tradition un peu puérile et futile.  Devenue une adulte «qui brasse des grosses affaires» à temps complet, je n’avais plus vraiment le temps ni le goût de me pâmer devant des demi-jeux, des demi-surprises, des demi-victuailles.

Aujourd’hui, ma mère a son 75 ans et demi bien sonné.  Lorsque je la regarde se bercer devant la fenêtre et boire son verre de Pepsi, elle, si complète dans son amour pour moi, je me considère quelque peu incomplète dans ma gratitude envers elle.  J’ai compris toute la chance que j’ai de recevoir autant d’amour multiplié par deux alors que tant de personnes vivent des demi-amours…

Le 14 novembre prochain, j’aurai 49 ans et demi.  Cette fois-ci, j’embrasserai la tradition de tout mon coeur.  Et cette tradition, je la vivrai à 100 % comme si j’allais fêter mon 50 ans bien rond.

Puissent les traditions demeurer dans le cœur de l’humanité puisqu’elles permettent de ne jamais oublier…

Chantal

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